Mon équipement

Lorsque j’ai préparé mon sac en mai 2018, j’ai cherché un équilibre entre légèreté et versatilité. Je ne voulais pas un chargement pour marcher sur la Via Dinarica, mais un équipement pouvant s’adapter selon mes choix à l’issue de mes quelques mois de marche dans les Balkans.

Cet équipement n’a rien à voir avec celui que j’avais pu prendre il y a dix ans en vélo. De nombreux voyages ont su peaufiner, interroger et bouleverser mes choix. Ce n’est pas non plus optimisé comme avait pu l’être mon équipement pour la Via Alpina.

Si je prends la décision de rentrer une fois en Albanie, certains équipements auront été inutiles ou surdimensionnés… Mais ainsi va la vie.

La liste complète de mon équipement se trouve à l’adresse suivante : https://lighterpack.com/r/gj1cid

Quelques précisions et explications cependant.

Couchage

La base de mon système de couchage est une tente fabriquée par un artisan anglais Trekkertent. Elle peut être utilisée en simple tarp (option que je préfère) ou avec une toile intérieure. Le choix de prendre la toile intérieure fait partie de ces choix de versatilité évoqués plus haut si je dois utiliser la tente dans une configuration 3/4 saisons ou dans une zone à forte présence de bébêtes. C’est exiguë mais ça fait le job.

Cette tente se monte avec les bâtons de marche mais avec un vélo, elle peut être montée avec un piquet d’un côté et une roue de l’autre (en 700, je n’ai pas essayé avec du 26″)

À cette tente j’associe un matelas gonflable exped et un quilt Enlightened equipment pouvant être utilisés aussi en 3/4 saisons. Le quilt est une couverture qui peut être refermée en une footbox aux pieds et coincé avec le matelas pour assurer l’isolation. Le principe est d’assurer l’isolation avec le sol via le matelas et non via des plumes ou des fibres ecrasees. Une utilisation en mode couverture permet une utilisation estivale confortable. Là aussi on est un peu overkill uniquement pour la Via Dinarica. Mais les 300g consentis sur le matelas et le duvet permettent d’envisager une large plage d’utilisation.

Et bien sûr pour protéger le duvet, j’associe un sac à viande en soie que je peux plus facilement lavé.

Il est d’ailleurs à noter que j’ai fait le choix d’un sac en duvet plutôt qu’en synthétique. N’étant pas parti dans une logique de voyage isolé de tout pendant plusieurs semaines, je considère que le risque lié à l’humidité se contrôle en laissant sécher son duvet régulièrement en cas de conditions humides lors de journées de pauses.

Cuisine

Je suis pas mal équipé en réchauds de toute sorte. La seule technique que j’avoue je n’ai jamais testée sur plusieurs jour est le réchaud à alcool. Il a ses adeptes. Mais bois, gaz, essence, j’ai éprouvé.

J’ai cependant fait quelque chose que je ne conseille pas, je suis parti avec un réchaud que je n’avais pas utilisé /testé sur plusieurs jours. En effet, toujours pour des questions de versatilité, j’ai fait le choix de l’essence comme combustible plutôt que des cartouches gaz. Cependant les réchauds essence dont je dispose sont plutôt dans les cases poids lourds. Je devais recevoir un nouveau réchaud en Avril que je pensais pouvoir tester. Mais la Poste en a décidé autrement, et mon colis a été perdu. Je me suis donc rabattu au dernier moment sur un réchaud chinois de Fire Maple (fms-F5). Et je suis parti la fleur au fusil avec. Ce n’est pas la qualité d’un réchaud Optimus, je me demande quand la pompe va lâcher, mais il fait ce que je lui demande et est léger.

Côté popote, j’ai fait le choix du titane sans négliger d’avoir une tasse. Sa première utilisation n’est pas pour boire mais pour doser mes rations de nourriture. J’avais une tasse en plastique qui m’accompagnait depuis 10 ans, je l’ai ici remplacée par un bol/tasse/poêle/couvercle en titane.

Pour boire j’utilise principalement une bouteille plastique de 1l ou 1,5l. Une poche de 2l me permet le transport de complément. Si j’ai besoin de la traiter, j’utilise un filtre Sawyer Mini. Ce n’est pas super rapide mais celà fonctionne bien (en pre-filtrant si nécessaire avec un mouchoir). J’emporte au cas où quelques micropur en complément.

Gestion de la pluie

Cela fait partie des sujets les plus compliqués.

Pour ce qui est des pieds, je ne compte pas sur mes chaussures mais sur mes chaussettes. J’ai découvert la marque Bridgedale il y a 10 ans et je n’en suis pas revenu. Ce ne sont pas des chaussettes imperméables. Elles seront mouillées mais le bon mélange de fibres synthétiques et de laine permet de ne pas avoir d’inconfort et de sécher dans un temps acceptable. Le modèle (trekker) que j’utilise n’est pas le plus léger mais je n’ai pas encore réussi à en user une paire malgré des kms et des kms, et il couvre un usage 3 saisons.

Pour le bas, j’ai fait le choix du short donc quand il pleut, il est trempé… puis il sèche… Mon paquetage ne me permet pas d’évoluer ici véritablement sur du 3 saisons. Il me manque un surpantalon ou un softshell efficace.

Pour le haut, j’ai par le passé pas mal fonctionné avec un poncho et une deuxième couche coupe-vent efficace confortable. Le poncho protégeait le sac et me servait de tarp. Comme j’ai fait le choix d’emporter ma tente, j’ai pris ici une autre option en optant pour une veste de pluie qui est un petit miracle sur le papier en ayant toute les caractéristiques d’un bon coupe-vent (élasticité, respirabilité, confort), tout en ayant un niveau d’imperméabilité satisfaisant. Pas un niveau élevé mais cohérent avec une activité globalement dynamique où l’on doit privilégier la respirabilité. Il s’agit de la veste Rab Kinetic plus. Elle n’est pas vielle et est parfaitement efficace pour l’heure. À voir dans plusieurs mois…

Celà signifie donc que mon sac à dos n’est plus protégé de la pluie. Ce sont mes affaires qui le sont. Tout d’abord elles sont toutes dans des contenants présentant un niveau d’imperméabilité de moyen à bon puis elles se retrouvent toutes dans un grand sac imperméable qui est aussi le sac servant à gonfler (par effet Venturi) mon matelas.

Gestion du froid

On dit souvent que lorsque l’on prépare son sac à dos, on met ses peurs en sac. Sur cette partie je pense que c’est un peu le cas. Étant plus habitué à des randonnées (pédestres ou cyclos) en zones humides ou froides, j’ai développé des réflexes de sécurité dans la préparation des mes affaires sur le sujet. Je ne sais pas si c’est pertinent (y compris dans ma logique de versatilité), mais c’est une manière d’être serein.

Avec mon chargement, si je devais basculer sur une période ou zone plus froide ou plus humide (je ne parle pas de -10°C mais d’un bon automne), j’aurais principalement deux changements à réaliser :

  • mon t-shirt lowe alpine par un t-shirt chaud
  • mon short par un pantalon softshell

Cela me laisse donc pas mal de portes ouvertes…

Portage

J’ai le sac à dos Granite Gear Crown VC 60 depuis 2015 et deux mois passés à marcher sur la Via Alpina. Avec un poids contenu, il offre un très bon niveau de confort pour le poids que j’ai à transporter. J’ai fait le choix de l’alourdir en ajoutant un sacoche complémentaire sur le dessus qui me permet deux choses : améliorer la protection du sac contre la pluie et m’offrir un petit sac complémentaire pour mes journées de repos.

Je ne suis pas sûr que ce complément fasse encore long feu dans mon équipement…

Et en vélo ?

Mon équipement est à peu de chose près le même mais le tout va dans deux sacoches latérales de 23l et une sacoche de guidon de 12l.

Tout ceci accroché à un Surly Cross-check monté par mes soins.