EQUATEUR – Grosse fatigue – 08/09/2009

Ma première semaine en Equateur se résuma à glander à l’hôtel et quelques ballades dans Quito. Je pensais que ce serait suffisant pour pédaler à 3000m d’altitude……

Après cinq jours d’attente mon vélo finit par arriver, sonnant ainsi l’heure du départ. Je l’attendais le début de ce troisième épisode de mon voyage. Les montagnes et le volcan Pichincha entourant la ville apparaissaient comme une porte à franchir pour aller (re)découvrir l »Equateur….

Mon objectif en quittant la ville était de prendre la route de Tena, une des villes ouvrant sur l’Amazonie équatorienne. Là-bas je devais y rencontrer Hervé un suisse préparant une descente de l’Amazone sur un bateau-vélo (bici-boat) de sa conception. A défaut de carte, je comptais faire confiance à quelques informations glanées sur le net et surtout aux habitants. Pas de soucis pour sortir de la ville. C’est après que ça s’est compliqué….

A la fin d’une descente : un croisement, deux options. La descente vers la vallée en prenant une route secondaire, ou remonter en poursuivant ma route. Dans mon esprit je devais poursuivre sur le même chemin. Dans le doute je demandai à une passante. Sûre d’elle, elle affirma que pour aller sur Tena il me fallait monter. Me voici parti pour quelques kilomètres de montée. Déjà, le souffle court, je dus m’arrêter à plusieurs reprises.

Finalement, j’arrivai au bout. Quelques panneaux annonçant la direction de Quito via des routes secondaires me firent douter. Ma boussole me fit tourner en bourrique en m’annonçant que j’allais plein sud là où je pensais aller à l’Est. Le temps d’un repas du jours (almuerzo) dans un petit bouiboui, je remis mes idées au clair. Je me trouvais sur l’avenue Simon Bolivar menant à la route Panaméricaine. La logique équatorienne voulait que la route pour Tena soit la moins directe…

Je décidais de continuer et voici que s’enchaînèrent côtes sur côtes. En milieu d’après-midi, la fatigue commença à se faire ressentir. L’altitude pesait de tout son poids sur ma poitrine. Les rejets noirâtres des camionnettes qui me dépassaient à une vitesse d’escargot n’arrangeaient rien. Les faux plats devenaient un calvaire. J’entrecoupais mes efforts de longues pauses. Je n’étais pas encore prêt. Pour la première fois, la fatigue me contraignit à m’arrêter. Je n’avais même pas roulé 40 km.

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