CANADA – Entre deux saisons

J’avais commencé l’année en roulant sous le soleil de Floride. J’allais là-bas chercher de l’hébergement dans la charité chrétienne.

A croire que le froid me manquait, je suis monté au nord. Rapidement j’ai collé au printemps. Les semaines s’écoulaient et je remontais les saisons.

Ma rencontre avec les grands lacs fut le retour en hiver. Fin de saison bien sûr, mais froid tout de même.

Les nuits négatives me bottaient le cul pour aller demander le gîte. La pitié invitait les autochtones à me l’offrir.

Main dans la main avec le printemps je suis rentré dans Montréal. Pendant une journée je crus être en été.

Le « Chaleur », train bizarrement nommé qui me porta vers la pointe gaspésienne remonta les saisons pour me déposer à la fin de l’hiver. Sur les plages, au bord des routes, aux flancs des montagnes, dans les jardins la neige fondante venait grossir les flots des rivières, ruisseaux et autres cours d’eau.

Et tous se jetaient dans le fleuve maître.

En cette fin d’hiver et début de printemps la pluie aussi s’abattait sur la Gaspésie. Elle se devait de se mêler au concert aquatique.

Le cycliste trempé du printemps est proche du cycliste frigorifié de l’hiver. Il sait ouvrir les portes.

Il ne me reste qu’à dire que le mauvais temps favorise les rencontres et les petits coins de paradis.

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