RUSSIE – Appelez moi Og’wan Bek Djindi Balik – 06/11/2008

En arrivant à Ekaterinbourg, je pensais pouvoir trouver un hôtel bon marché pour pouvoir me reposer quelques jours, faire quelques lessives, faire réviser un poil mon vélo (j’ai surtout un rayon cassé). Le hasard a mis sur ma route une famille Kirgise d’une gentillesse exemplaire.

Je n’étais pas arrivé depuis deux heures à Ekaterinbourg que je trouve un café Internet. Mais dans ce café, j’y ai surtout rencontré un ami : Arslan. Il ne lui fallut pas dix minutes pour me proposer de venir manger et dormir chez lui. Tant de spontanéité a toujours quelque chose de douteux, notre culture européenne n’y ait pas habituée. Pour faire naitre en moi un peu plus de doutes, Arslan ajoutait à sa spontanéité un empressement certain, me forçant un peu à quitter le café sans consommer tout mon crédit Internet. Mais son regard ne laissait transparaitre aucune mauvaise intention. Je me laissais donc emmener.

Voici comment je débarquai dans le quotidien d’une famille d’émigrés kirgises à Ekaterinbourg. Un appartement pour quatre familles. Chacune sa pièce ; cuisine et salle de bain en commun. La pièce qui m’accueille sert tout à la fois de chambre, salle à manger, salon pour cinq adultes et un bébé : Arslan, son frère, la femme de son frère, la mère et la soeur de la femme. Je me rajoute à tout ce petit monde tant et si bien que lorsque tous les matelas sont alignés, il ne reste plus de place.

Avec une jolie élégance, ils m’accueillent sans compter, multipliant les plats des repas et les petites intentions. Et moi dans tout ça, je suis bien incapable d’exprimer toute ma gratitude dans mon pauvre niveau de russe.
J’ai accompagné ce matin mon hôte dans le grand bazaar de la ville où il avait quelques affaires à régler. Magnifique mélange d’ethnies et de langues asiatiques. Et mon hôte qui achète par paquets de cinq : couvertures, blousons hommes, blousons femmes dans le but de les revendre ensuite.

Ce soir, il a quitté le domicile pour aller travailler comme chauffeur de bus, 3 jours complets l’attendent. Son frère l’avait précédé ce matin. Je suis donc seul avec les femmes et le petit homme de la famille. Nous regardons par alternance telenovelas brésiliens et journaux télés.

Encore deux nuits et je prendrai congé de mes hôtes. Arslan souhaite rejoindre la légion étrangère française dans quelques mois. Peut-être le reverrai-je alors en France. Reste à voir si la France saura lui réserver le même accueil.

2 comments

  1. Bonjour Romain,

    Epatant ce sens de l’accueil en Russie. Tu nous reviendras avec des tas de choses à raconter.
    Porte toi bien et bon courage poour la suite

  2. Romain, t’as vraiment des c…ll.s en acier,quelle aventure!!! Dissuade ton ami de s’engager dans la légion étrangère, je crains qu’il n’en sorte abîmé ..
    Combien de Km par jour ? Je regarde ton parcours, c’est dingue comme ça va vite 🙂
    Dis, tu a s indiqué ton arrivée en Asie voisi quelques jours, ce qui a posé quelques problèmes métaphysiques au BR: l’Asie commence bien dès que tu passes l’Oural ?

    Continue à nous faire rêver

    Farewell

    Franck

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