ECOSSE – Histoire de montagne

Ayant pris la route du « Sud » pour rejoindre Newcastle, deux choix de route s’offraient à moi depuis Inverness. La première passant par Aberdeen me faisait longer la côté pour ensuite rejoindre Edinbourgh. La seconde me faisait passer par l’intérieur des terres en traversant les Cairngorns Mountains pour rejoindre Perth puis Edinbourgh.

Comme expliqué dans un de mes premiers messages, je garde depuis l’enfance un certain plaisir aux descentes. S’ajoutant à ce point le fait que je (re)commence à prendre un vrai plaisir à monter – les jambes prenant du galon – je pris la décision de prendre la route montagneuse. Bien m’en a pris.

J’ai pu y trouver de belles routes sympathiques me faisant passer de vallées en vallées – pour les amateurs, j’ai pu affronter quelques belles portions de routes à 20%.

Et, c’est à la fin de ma deuxième journée dans ces montagnes, arrivant au bout d’une montée de 7 ou 8 miles que je décidai de poser mon bivouac au lieu-dit « Devil’s elbow ». La vue était magnifique, le soleil brillait de mille feux, que de bons présages pour passer une bonne soirée. Elle se passa d’ailleurs sans encombre, malgré une bataille d’anthologie avec quelques midges qui avaient envahi ma chambre – cela aurait peut-être dû me mettre la puce à l’oreille…

Le détail que je dois préciser avant d’aller plus loin est que le temps étant au beau fixe depuis plusieurs jours, dans ma plus grande naïveté, je n’avais pas jugé bon de fixer les cordes qui permettent de maintenir ma tente en bon ordre en cas de vent violent.

Ceci étant dit, il faut imaginer ce qui se passa lorsqu’en plein milieu de la nuit, le vent tout d’abord commença à souffler – cela ne m’inquiéta pas – et puis ce fut la pluie se mit à tomber avec violence. Il ne fallut pas longtemps pour que ma tente commença à se transformer en oeuvre d’art mouvante en se pliant dans tous les sens. La situation devenait difficilement tenable et l’eau pénétrait peu à peu dans mon cocon plus douillet. Je tentai quelques humides sorties pour retendre mon barda, permettant ainsi de limiter les dégâts.

Et puis, finalement comme le devin l’avait prédit aux célèbres gaulois, après la pluie vint le beau temps (ou en tout cas une accalmie). Le ciel ne me tombera pas sur la tête cette fois-ci.

1 comment

  1. Ahah tu dois maintenant faire parti du très fermé cercle des personnes qui ont ont osées faire du camping sauvage à « Devil’s elbow » et qui en sont sorties vivantes !!!

    Selon la coutume tu dois maintenant passer une nuit dans le lieu dit de Hell à Stjørdal en Norvège…

    @++

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