ECOSSE – La tête dans les nuages

Il n’y a guère de nouveautés à indiquer que j’ai plus que de coutume tendance à avoir la tête dans les nuages.

En ce lundi écossais, je dus prendre l’expression au sens propre pour survoler l’ile de Skye dans les nuages. Drôle d’idée que de se priver de la beauté des paysages sky-iens, mais je ne l’ai pas choisi.

Le temps qui s’impose à moi de jour en jour l’avait fait pour moi en me faisant traverser une forte bruine…

Ma visibilité était donc limitée pendant une bonne partie de la journée à quelques dizaines de mètres, tout pendant que mes qualités waterproof étaient remises à l’épreuve.

Mais l’expérience reste présente, et cette journée fut riche de rencontres.

La principale fut la bête grondante qui voulut m’effrayer. C’est au cours de l’ascension d’une des différentes collines de l’ile que la rencontre se produisit. J’étais bien calé sur ma selle, gardant ma ligne – condition première de sécurité – et puis elle commença à se faire entendre d’abord faiblement dans mon dos et puis de plus en plus distinctement. Elle se rapprochait ; j’avais beau regarder mon rétroviseur; je ne voyais toujours rien venir. Padabroum padabroum padabroum padabroum ! Je m’imaginais une machine sortie d’un livre non encore écrit de Jules Vernes, un route-ivore.



Le monstre de Skye

Par jour de mauvais temps, afin de mieux surprendre ces proies, elle sortirait d’une cave de l’ile puis parcourrait les chemins à la recherche des imprudents touristes. Elle saurait traquer ses victimes grâce à des capacités auditives démultipliées et par son réseau de corbeaux espions. La technique de chasse serait ensuite de la plus simple : faire naitre la peur et, avec l’aide du climat, arriver à troubler les sens de la proie pour finalement la harponner, l’avaler et la déchiqueter au sein de sa mâchoire métallique. Rien de plus simple et de terriblement efficace.

Derrière toute cette machinerie, il y aurait le fantôme d’un chef de clan MacQuelquechose, défait par les MacLeods il y a de ça plusieurs siècles, restant hanter ses terres pour se venger.

Et une première lumière transperça le brouillard suivie peu de temps après par une seconde ; une forme finit par se découper. Il ne s’agissait que d’un tracteur qui avait presque autant de mal que moi à grimper…

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